Oiseaux blessés
Que faire si vous trouvez un oiseau en détresse ?
Le premier réflexe est de n'écouter que son courage et de lui porter secours mais ce n'est pas toujours la meilleure chose à faire...
En effet, s'il s'agit d'un jeune oiseau, il faut le laisser sur place en essayant de le remettre en hauteur ou à l’abri. Les parents le prendront en charge dès votre départ.
Dans les autres cas, il va falloir le récupérer...
Le plus important est de lui éviter tout stress.
Il faut donc intervenir dans le calme, sans agitation inutile et manipuler l'oiseau au strict minimum. Un petit passereau de 20 grs est vraiment fragile.
Et puis protégez vous.
L'oiseau peut vous blesser.
Soyez particulièrement vigilants au bec et aux serres. Il peut aussi être vecteur de zoonoses. Alors, autant que possible, portez des gants pour toutes les manipulations.
Une bonne solution consiste à couvrir l’oiseau d’une couverture ou d’un vêtement afin de l’immobiliser sans risque.
Ensuite, vous pourrez
le transporter dans une caisse ou un carton.
Du nouveau dans la prise en charge des oiseaux blessés dans les Pyrénées-Orientales :
Il faut bien le dire, jusqu’à présent nous nous ne savions pas gérer correctement ce problème au sein de notre association.
Pour y remédier, le GOR, la LPO Aude, la clinique vétérinaire MEDIVET de Corneilla-del-Vercol et France Express Perpignan se sont organisés en attendant l’ouverture du centre de soin régional de Villeveyrac (Hérault).
Ainsi, tous les rapaces (diurnes ou nocturnes) trouvés blessés peuvent être directement apportés à la clinique vétérinaire MEDIVET afin d’être pris en charge.
Pour les autres oiseaux, il suffit de les placer dans un carton (percé de petits trous) et d’y joindre une fiche descriptive des circonstances de la découverte (lieu, date, vos coordonnées, état de l’oiseau..) et de l’apporter du lundi au jeudi de 17h à 18h30 à France Express Perpignan (cette société est implantée à proximité du Marché St Charles à Perpignan). Il faudra alors leur préciser que vous venez de la part de la LPO Aude (en effet, seule la LPO à une convention nationale avec la société France Express) et que l’oiseau est à destination du centre de soin de Millau.
Le centre de soins de Villeveyrac prendra en charge les oiseaux blessés du Languedoc Roussillon dès son ouverture (espérée en décembre2011). Un réseau de transporteurs bénévoles sera alors mis en place, comptant sur la bonne volonté de tous les amis de la nature !
Un grand merci à la LPO Aude et notamment à Fanny ROCA de nous avoir aidé à trouver une solution pour les oiseaux blessés.
Coordonnées :
GOR: Voir "Infos pratiques"
LPO Aude : 04.68.49.12.12
Clinique vétérinaire MEDIVET : 04.68.22.55.13
France Express Perpignan : 04.68.68.30.60
Centre de soin de Millau : 05.65.59.09.87
Je suis chouette mais pas abandonnée !
Sortir du nid trop tôt fait souvent parti des aléas de la vie des rapaces nocturnes, en effet, ils quittent régulièrement le nid avant de savoir voler, en essayant de suivre leurs parents qui cherchent leur nourriture. Ces oisillons poussent de petits cris plaintifs. On peut alors croire qu’ils sont abandonnés, mais la plupart du temps les parents se trouvent aux alentours, attendant que vous soyez éloigné pour revenir s’occuper de leur progéniture.
Les conseils si vous trouvez un jeune nocturne :
En milieu naturel, laissez-le, il s’émancipe. En campagne, près d’une route, déplacez-le de plusieurs mètres dans son milieu naturel. Dans tous les cas, essayer de replacer le rapace en hauteur. Pour toute autre situation de réel danger, intervenez.
Comment intervenir ?
- Couvrez-lui la tête et saisissez-le en maintenant les ailes et tenez-lui les pattes.
- Placez-le dans un carton troué et fermé dans un endroit calme.
- Ne lui donnez ni à manger, ni à boire. En effet, ils ont besoin d’une alimentation adaptée et ils ne boivent pas.
- Apportez le à la clinique vétérinaire MEDIVET de Corneilla-del-Vercol
Ce vautour fauve a été retrouvé épuisé à Perpigan.
Il a été récupéré par l'ONCFS et soigné pendant une vingtaine de jours par un vétérinaire.
Il est relaché à Sauto par un membre du GOR et un garde de l'ONCFS.